J'ai avancé de façon considérable dans la correction de mon roman. si bien que de 180 pages, il est passé à 210 pages. Si vous souhaitez avoir des infos sur les personnages, je vous invite à consulter cette page:
Site officiel de KroanJ'ai modifié pas mal de choses déjà. Les détails sont plus riches, les histoires plus émouvantes, certaines situations insolites font sourire tandis que d'autres font même peur. Je me découvre des talents pour me glisser dans la peau de tous les personnages de mon roman, c'est hallucinant...
Après avoir bien avancé, plusieurs chapitres en quelques semaines, j'en suis arrivé au moment où Mathis va retrouver son père dans un village. Cette partie est délicate car elle représente un point clé de l'histoire. Malheureusement je ne sais pas comment le mettre en valeur. Comme d'habitude, c'est en relisant que mes idées viendront ^^
Comme promis, je vous colle ici un extrait de mon roman.
(...) Nous devions partir en vacances, papa, maman et moi. Papa nous avait réservé un vol en première classe pour la colonie Cérès, une colonie high-tech très éloignée du soleil. C'était la destination préférée des amis de papa. D'après eux, Cérès était la plus moderne et la plus belle des colonies spatiales. J'avais vu des images dans une brochure sur Internet et c'est vrai que ça avait l'air vraiment sympa. Il y avait des centres nautiques, des promenades en pod galactique à travers la nébuleuse, des excursions sur une des planètes qui bordaient la colonie et même des leçons de pilotage pour les enfants. J'avais déjà préparé mes affaires depuis une bonne semaine. J'avais hâte que papa rentre du travail pour que nous puissions partir. C'était la première fois de ma vie que j'allais partir en vacances sur une autre planète. Ça me faisait un peu peur mais ça ne devait pas être différent que de partir en vacances sur un autre atoll. J'essayais donc de ne pas trop y penser. J'étais dans ma chambre allongé sur mon lit en train de jouer à un jeu vidéo, quand j'entendis le retentissement d'une sirène suivi de bruits bizarres, comme des tirs de canon laser. Au début je crus c'était mon jeu vidéo. Comme ma console avait déjà beaucoup servi je me suis dit que c'était peut-être un problème, mais le bruit ne venait pas de ma console de jeux. Il venait de dehors. Je m'arrêtai alors de jouer, j'éteignis ma console et regardai par la baie vitrée de ma chambre. Des météorites traçaient d'innombrables traînées de feu dans le ciel. Les canons laser qui équipaient les immeubles et les canons à ion des tourelles de protection tiraient des rafales rapides en direction des météorites qui tombaient du ciel. Il y en avait tellement que les canons laser tiraient à une vitesse folle et pivotaient dans tous les sens. Les canons de l'immeuble voisin fonctionnaient à plein régime et pourtant des tourelles de protection de faisaient littéralement pulvériser par des impacts de petits cailloux incandescents. Malgré ça, très peu de météorites arrivèrent au sol. L'atoll était équipé d'un bouclier magnétique de protection qui empêchait tout corps céleste mesurant plus d'un mètre de diamètre, de s'écraser ou de pénétrer dans la ville. Mais les objets plus petits pouvaient traverser le bouclier sans aucun problème. Je pouvais voir des appartements des grattes-ciels voisins se faire transpercer de parts et d'autres par des météorites que les canons n'avaient pas réussi à pulvériser. J'avais peur. Maman était dans la pièce d'à côté en train de préparer ses affaires. Papa était déjà parti travailler depuis un long moment. C'était son dernier jour de travail avant sa permission. Mon père était soldat d'infanterie. C'était le major Goran Fury. Avant la bataille de Magellan, il était vétérinaire. Il possédait une clinique dans un immeuble voisin et y soignait toutes sortes d'animaux. Parfois il se déplaçait même dans des réserves protégées sur d'autres atolls pour aller soigner des animaux sauvages en voie de disparition comme des oiseaux, des poissons et même de très grands mammifères. Mais quand la guerre a éclaté, il dut abandonner ses animaux et s'enrôler dans l'armée. C'était la loi. Il commandait un groupe de douze unités d'infanterie chargées de veiller sur la sécurité civile. Il lui arrivait aussi d'escorter des vaisseaux militaires jusqu'à leur unité de combat. Avec cette guerre qui n'en finissait pas, papa était de moins en moins souvent à la maison. Chaque fois qu'il partait en mission, maman et moi avions peur de ne plus jamais le revoir. Son travail était quand même très dangereux. En contrepartie le gouvernement nous versait beaucoup d'argent. Ça nous avait permis de déménager dans un appartement beaucoup plus grand et plus confortable que celui dans lequel nous vivions avant. J'avais ma propre chambre équipée d'une énorme baie vitrée interactive avec télé, un accès à toutes les chaînes de dessins animés de la planète, une console de jeux dernier cri, un accès illimité à Internet à dix téraoctets et une vue imprenable sur Galiléo. Mes camarades de classe en étaient fous de jalousie. Mais je risquais de tout perdre si par malchance des débris de météorites qui pleuvaient au dehors percutaient notre immeuble. On se serait cru dans un film de science fiction. Sauf que ça n'en était pas un, tout se passait pour de vrai, là-dehors. Il fallait que j'en parle à ma mère. Je me levai, enfilai mes chaussures et appuyai sur un bouton situé sur la languette pour fermer mes lacets. Je passai ma main dans mes cheveux et essayai de m'arranger un peu en regardant mon reflet dans la baie vitrée. J'ouvris la porte de ma chambre et rejoignis maman au salon. Elle avait terminé de préparer une valise et regardait au dehors le combat impossible entre les météorites et les canons à ion des immeubles. Je m'approchai d'elle. Elle caressa tendrement mes cheveux et posa sa main sur mon épaule. Je m'appuyai contre elle en faisant un petit pas de côté. Nous regardions les traînées incandescentes des météorites embraser le ciel couleur orange pale. C'était vraiment très beau. Le téléphone de la maison sonna. C'était papa. Il avait appris qu'une pluie de météorites s'abattait sur notre quartier. Il demanda à maman de rassembler nos affaires pour le voyage, de brancher le répondeur et de nous rendre au sous-sol de l'immeuble pour l'attendre. Les météorites qui s'abattaient sur notre quartier risquaient d'endommager les étages supérieurs des immeubles et nous risquions d'être blessés si nous restions dans l'appartement. Il nous dit qu'il venait de terminer son service et qu'il allait venir nous récupérer au sous-sol. Une autre pluie de météorites devait s'abattre sur notre quartier prochainement. Par mesure de sécurité, papa avait réservé une cabine en dernière minute dans le vaisseau de transport qui devait nous emmener jusqu'à la colonie Cérès. Il nous dit aussi qu'il y avait une surprise pour nous. Maman sourit puis raccrocha le téléphone. Après avoir vérifié qu'elle n'avait rien oublié, que toutes les portes étaient fermées et que le répondeur était branché, maman prit sa grande valise et me recommanda d'aller chercher la mienne. Nous allions partir attendre papa au sous-sol. Je me précipitai vers ma chambre pour prendre mon sac à dos contenant mes affaires de voyage, puis je récupérai ma console de jeux portable qui traînait sur le canapé avant de rejoindre maman qui m'attendait pour verrouiller la porte d'entrée. Je jetai un regard à notre très bel appartement en soupirant. Mes jouets allaient me manquer pendant les vacances. Maman me prit par la main et referma la porte de l'appartement derrière moi.
Les bruits sourds à l'extérieur s'entendaient jusque dans le couloir. Maman fit rouler sa valise jusque devant la cabine d'ascenseur. Je sentis mon c½ur battre très fort. J'avais une peur panique des ascenseurs. Les portes s'ouvrirent et maman entra, traînant derrière elle sa valise. Je lui lâchai la main en ronchonnant. Je la suppliai du regard et me cramponnai nerveusement aux lanières de mon sac à dos. Je n'avais pas envie de prendre l'ascenseur. J'en avais très peur. On entrait dans la cabine puis on se retrouvait désintégré l'espace d'une seconde avant de se rematérialiser au sous-sol. A l'arrivée, on ressentait des picotements un peu partout dans le corps et un léger frisson entre les omoplates. Moi ça me donnait envie de vomir. La première fois que j'ai pris l'ascenseur dans cet immeuble je m'étais évanoui. Le docteur avait dit que c'était sans doute parce que je m'étais amusé à appuyer sur tous les boutons. C'était vrai, comme tous les enfants de mon age, j'étais curieux et je m'étais amusé à visiter une dizaine d'étages l'un après l'autre et je m'étais évanoui dans la cabine. Mais ce n'était pas ça trop ça qui me terrorisait. A l'école j'avais entendu qu'une jeune fille avait disparu mystérieusement sans laisser de trace alors qu'elle se rendait chez une copine qui habitait deux étages en-dessous. On raconte que suite à un problème technique avec l'ascenseur, la fille avait été désintégrée mais ne s'est jamais rematérialisée à l'étage qu'elle avait choisi. Je ne savais pas si c'était vrai, mais depuis cette histoire, je refusais catégoriquement de reprendre l'ascenseur. Je préférais prendre le monorail ou l'escalier de secours. On mettait peut-être une heure pour descendre au sous-sol, mais au moins on n'avait pas envie de dégobiller et on ne risquait pas de se faire désintégrer. Maman fronça les sourcils et me tira de force dans la cabine. Elle composa le code du sous-sol. Je fermai les yeux. Je ressentis un rapide souffle froid et puissant me parcourir des pieds à la tête puis tous les muscles de mon corps se contractèrent. Une sonnette retentit et la porte de l'ascenseur s'ouvrit. Nous étions arrivés au sous-sol. Je ressentis une bouffée de chaleur et des tremblements dans mes jambes. Nous venions de faire une descente de près de mille cinq cent mètres en une fraction de seconde. Je manquai de peu de m'écrouler mais maman me rattrapa de justesse.
- Ou là ! Ça va Mat, tu te sens bien ? Me demanda t'elle.
- Je t'avais bien dit que je ne supporte pas les ascenseurs. Dis-je en ronchonnant.
- Tu as la figure toute rouge. Me dit-elle en souriant.
Elle déposa un doux baiser sur une de mes joues que je m'empressai d'effacer en souriant d'un air gêné, de peur que quelqu'un de ma classe ne m'ait vu me faire embrasser par ma mère. Nous nous rendîmes dans notre compartiment personnel pour y récupérer des sacs à dos remplis de nourriture en conserve et de courses qu'elle avait faite la veille. Elle me tendit deux gros sachets de commissions.
- Dis maman, pourquoi on emmène toutes ces provisions? Demandai-je.
- Et bien Mat, ça m'étonnerait que tu apprécies la nourriture qu'ils servent dans les vols spatiaux intergalactique. Me répondit-elle en souriant.
Etant donné que je n'avais jamais voyagé dans l'espace je ne savais pas que la nourriture n'était pas très bonne. Je me contentai de lui répondre : « Ah bon ? D'accord. » Je saisis les deux sacs de provisions et les portai avec peine à travers le hall d'embarquement. C'était lourd.
Pendant que maman discutait avec une voisine qu'elle avait croisée, j'en profitais pour poser les sacs de provisions près d'elle et flâner un peu dans le hall. Je regardais ce qu'il y avait derrière les nombreuses vitrines de la galerie commerciale. (...)
Voilà, c'est tout pour le moment. N'hésitez pas à me laisser vos remarques et dire ce que vous en pensez dans vos commentaires. Je compte sur vous ;)