Roman - Une nouvelle tournure

Roman - Une nouvelle tournure
Après avoir fait une longue pause dans l'histoire et instauré un climat de protection, de bienveillance mais aussi de mystère, voilà que les choses vont évoluer de manière inattendue pour notre héros.
Ils étaient 6, ils ne seront plus que 4 à la fin du chapitre que je suis en train d'écrire. Que va-t'il se passer? Vous le découvrirez peut-être. Un moment très intense et riche en frissons dans l'histoire. Mat va devoir faire preuve de courage, de détermination et de beaucoup de sang froid dans les trois chapitres qui suivront.

Vous voulez un extrait ?

Alors postez des com's.

Quand je vois 25 commentaires pour 17 articles dont des extraits détaillés d'un livre, c'est peu.
Je me suis rendu sur un blog avec un article où on voyait juste une photo de M Pokora et un texte qui disait: "J'kiff tro!!"
78 commentaires pour ça... Moi je poste des articles complets, riches en détails, avec des extraits de texte sur lesquels j'ai passé des heures (bon, certes y'a pas d'images) et je ne récolte que 1 commentaire et demi en moyenne par article :o
Alors ou c'est moi qui suis nul ou alors c'est que les gens qui visitent mon blog n'aiment pas lire... :( (snif)

# Posté le dimanche 09 novembre 2008 04:01

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 04:38

Roman: Histoire de frissonner ^^

Salut à tous;
J'y suis presque. Plus que quelques pages à corriger et j'arrive là où je m'étais arrêté d'écrire.
Comme à mon habitude voilà où j'en suis : page 214 sur 248 c'est dingue ce que ça avance vite!

Le chapitre où j'en suis est le chapitre 20. Un chapitre à ne pas lire dans l'obscurité au risque d'en avoir la chair de poule ou de ne plus oser traverser un couloir ^^

Je vous poste un petit extrait du début du chapitre:

]- En route les amis ! dit Arock.

Et nous commençâmes à marcher à travers le village. Au fur et à mesure que nous avancions, les villageois sortaient de leurs maisons et joignaient leurs mains pour nous souhaiter bon voyage. J'avais le c½ur gros. Les Napaliens étaient des êtres tellement aimables que ça me brisait le c½ur de devoir partir. Je vis Cobanu, Sihad et Séane, les amis de Killuga, accourir pour assister à notre départ. Même Tork était là avec ses parents pour assister à notre départ. Je les saluai d'un signe de main puis je baissai les yeux en reniflant.

- Mat, je te promets que dès que nous aurons retrouvé ta mère, Clora et Miky, nous reviendrons vivre ensemble avec les Napaliens dans ce village. Me dit papa en me prenant contre lui par une épaule.

Je regardai vers lui et lui souris. Cette idée me réconforta.

- C'est promis ? Demandai-je.
- Oui, Mat. C'est ce que Jiunan aurait certainement voulu. S'il était encore parmi nous. Dit-il en souriant.

Les villageois nous regardèrent partir en silence. Trois Napaliens nous accompagnèrent pour nous guider jusqu'aux portes de la vallée. Nous marchâmes vers la sortie du village. Peu à peu le sentier par lequel nous passions commença à s'effacer. Nous étions à nouveau dans la forêt. Je marchais aux cotés de papa en lui tenant la main. Je ressentis à nouveau que je n'étais plus en sécurité. J'avais besoin de sentir sa présence pour me rassurer car la forêt qui nous entourait semblait se rapprocher de plus en plus, comme si elle cherchait à nous avaler. Les Napaliens marchaient en tête de leur pas lent et léger. Sheena marchait devant nous avec Heinon, Arock fermaient la marche. Kroan marchait à l'écart dans la forêt. Je ne le voyais pas mais je le sentais car Arock semblait lui parler par la pensée. Le village me manquait déjà. L'odeur puissante du bois et de la pierre avait remplacé celle des feux de cheminées, des fleurs et des herbes aromatiques qui parfumaient le village. Les bruits rassurants des fontaines et des artisans travaillant le bois et la pierre avait disparu. Seuls régnaient le silence imperturbable des arbres et les bruits des animaux sauvages au fond des bois. J'essayai de me vider l'esprit en repensant à Killuga, Cobanu et son copain Ji-Dji mais dès que j'entendais un craquement dans les fourrées ou le grognement rauque d'un dinosaure dans le lointain, toutes ces pensées rassurantes m'abandonnaient. Nous nous enfoncions de plus en plus dans la forêt et j'aurais donné n'importe quoi pour que quelqu'un dise quelque chose de rassurant, mais personne ne dit un seul mot.

Arock marchait en silence, tête baissée comme s'il réfléchissait à quelque chose, Sheena scrutait les alentours et dégainait un poignard de sa ceinture à chaque bruit suspect, papa regardait autour de lui comme une sentinelle tout en marchant. Quant à moi je me contentais de suivre le mouvement sans rien dire. Le ciel devenait de plus en plus sombre et l'ambiance, déjà pesante était devenue insupportable. Je commençais à avoir peur et me rapprochai encore plus de papa. Nous suivions les Napaliens qui marchaient d'un pas nonchalant vers des coins de plus en plus sombres. Où donc nous emmenaient-ils ?

Après une marche qui me parût durer une éternité, nous arrivâmes près d'une grande pierre blanche où étaient taillées des inscriptions incompréhensibles. Elles avaient l'air très anciennes. Derrière elle s'étendait une immense vallée parsemée ça et là de groupes d'arbres, de hautes herbes, de petites marres d'eau claire et de rivières. Il y avait beaucoup de rochers sombres et la moitié de la plaine était recouverte de brume. Vers l'horizon, sous une épaisse nappe de brouillard, on devinait les sommets d'un imposant massif montagneux. Ce devait être là que nous allions.
Le ciel était de couleur sinistre. Cette vallée me donnait la chair de poule. Je n'avais pas très envie de la traverser. J'avais un pressentiment qui ne présageait rien de bon. Les Napaliens se tournèrent vers nous puis joignirent leurs mains en s'inclinant vers l'avant. En se relevant ils tournèrent leur regard vers le sol comme pour essayer de nous oublier. Arock s'approcha d'eux et les remercia pour leur accueil et leur généreuse hospitalité. Nous nous engageâmes sur le chemin invisible qui descendait vers la vallée. Les Napaliens nous tournèrent le dos et s'éloignèrent lentement pendant que nous disparaissions dans la brume pour rejoindre Kroan qui nous attendait. Sheena jetait un regard méfiant tout autour d'elle.

- Nous devons être très prudents. Je sens quelque chose de sournois rôder dans les parages. On nous surveille. Dit-elle.

Même Heinon, d'habitude très bavard n'avait pas dit un seul mot depuis notre départ du village. Je scrutais les médaillons de mes bottes, m'attendant à tout moment à ce qu'ils s'illuminent, annonçant un danger, mais rien ne se passa. Nous avancions lentement dans cette ambiance lugubre. Parfois, près d'un rocher, j'apercevais un crâne, des ossements d'animaux ou même des insectes qui se déplaçaient lentement. Il y avait vraiment un malaise ambiant. La brume n'était pas très épaisse mais cachait le paysage au loin, ce qui rendait notre orientation difficile. Au bout d'un temps nous arrivâmes devant une étendue d'herbes hautes au-dessus de laquelle flottait un épais tapis brumeux. Sheena fit quelques pas dans la brume puis elle disparut soudainement dans un cri bref. Mon c½ur s'emballa et je fus pris d'un hoquet violent.

- SHEENA !! Criai-je.


Voilà, je vous laisse sur votre faim avec ça ^^
Comme d'hab, dites-moi ce que vous en pensez.

# Posté le mardi 04 novembre 2008 02:29

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 15:59

Roman - De l'extraordinaire à l'improbable.

J'avance petit à petit. Dans moins de quarante pages j'aurai atteint l'endroit où je me suis arrêté d'écrire.

ça y est c'est officiel, la taille de mon roman a doublé depuis mon premier jet jusqu'à sa correction.
J'en suis à la page 204 sur 242 et au fur et à mesure que j'avance dans ma correction, le nombre de pages ne cesse de croître.
L'histoire en elle-même n'en devient pas moins intéressante pour autant. Plus on avance, plus le doute s'installe. Je laisse durer le suspense car de là où j'en suis, on ne sait toujours pas si Mathis va réussir à retrouver le reste de sa famille. Là j'en suis dans un chapitre de transition entre deux moments clés de l'aventure de nos amis. Deux membres du groupe vont quitter l'aventure et la tension va monter dans l'histoire.
Un grand bouleversement va faire s'accélérer les choses.
Après une "pause" où il se passait des choses extraordinaires mais où il n'y avait pas vraiment d'action pure (Rencontre avec les Napaliens, indolents, nonchalants avec un soupçon de mystère), je vais m'attaquer à un chapitre très oppressant où il faudra avoir les nerfs bien accrochés (traversée de la Vallée Brumeuse, zone dangereuse où rôde une atmosphère de mort et de désolation). Un climat pesant et lourd, une tension permanente dans l'ambiance, une peur palpable et la menace d'un danger invisible et sournois qui plane sur les membres du groupe ^^

Je posterai peut-être un extrait mais je me demande ce que ça donnera le jour où je voudrais recueillir des avis sur le livre une fois terminé, si déjà là je récolte si peu d'avis :o
J'ai de plus en plus de doutes à ce sujet... Qui aura l'envie de lire un pavé qui représente l'équivalent d'une ramette de papier A4 si déjà lire un petit extrait c'est le bout du monde, aux dires de certains... (snif...)

Alors soyez pas trop radins sur les commentaires

# Posté le vendredi 31 octobre 2008 03:10

Modifié le dimanche 09 novembre 2008 04:08

Roman - Et un chapitre de plus!

Je me suis lâché ce soir ^^ j'en suis à la page 199 sur 237 pages. Un joli bond dans l'histoire.
En plus, ce chapitre est un chapitre clé qui fait un flash back sur l'histoire tourmentée de notre humanité d'ici quelques années.

Comme je ne peux pas résister, je vous poste un nouvel extrait.
Comme d'habitude, c'est un pavé et il vous faudra peut-être plusieurs minutes pour le lire. J'espère que vous prendrez autant de plaisir à le lire que j'ai eu de plaisir à l'écrire.

Bonne lecture ;)


Sheena et Heinon avaient allumé un feu. Je posai le Laprion à terre. Il se gratta très rapidement derrière les oreilles avec ses pattes postérieures puis il se fit un brin de toilette. Sheena fit cuire un gros morceau de viande sur le feu. Pendant que la viande cuisait, Sheena discutait avec Arock dans une langue que je ne comprenais pas. Ils devaient probablement parler du hameau que nous allions atteindre dans la soirée. Heinon et papa discutaient ensemble de la Terre. Heinon était vraiment très intéressé par notre histoire, notre culture et notre civilisation. Il était très curieux de nature et les histoires des hommes avaient l'air de le distraire. Papa lui résuma les nombreuses théories de notre apparition sur la Terre, les croyances qui existaient dans notre ancien monde, il raconta même notre évolution depuis l'homme des cavernes jusqu'à la conquête spatiale. Heinon avait un regard admiratif et était captivé par le récit de mon père. Moi je n'écoutais que d'une oreille ce que papa racontait pendant que je jouais avec Tos Naba. Elle faisait de petits bonds pour m'esquiver quand j'essayais de l'attraper pour de faux. J'entendis soudainement que papa parlait de la Guerre de Magellan. C'était le genre de chose dont personne ne parlait jamais car personne, à part les militaires, ne savait de quel genre de guerre il s'agissait. Je pris Tos Naba dans mes bras et m'assis à côté de Heinon pour écouter. Je ne savais pas grand chose sur cette guerre car sur Terre, les infos que nous en avions étaient imprécises et très peu développées. Comme si nous devions en savoir le moins possible. Mais je voyais, à travers l'attitude et les états d'âme de mon père, que c'était beaucoup plus grave que ce qu'ils en disaient dans la presse. De plus, sur Terre, les enfants étaient systématiquement écartés des problèmes des adultes. Les seules choses dont nous pouvions nous préoccuper c'était notre vie scolaire, nos devoirs ; nos activités numériques, les jouets que nos parents devaient nous acheter pour Noël, ne pas perdre la face devant nos copains et de regarder les chaînes de dessins animés, de séries télévisées que je trouvais débiles et inutiles. Ça ne nous apprenait jamais rien, à part à devenir de vrais petits abrutis. Moi je préférais de loin regarder des documentaires animaliers à la télé ou des archives du monde d'avant Galiléo, quand le monde n'était pas encore recouvert d'eau. J'avais de la chance, maman me laissait toujours regarder les programmes d'information. Elle disait toujours que les enfants devaient aussi se tenir au courant de ce qu'il se passait dans le monde. Elle m'autorisait même à regarder des films interdits aux moins de douze ans avec elle quand papa partait soigner des animaux au super dôme de Galiléo chaque fois qu'il avait une permission les week-end. J'adorais frissonner quand nous étions affalés tous les deux sur le canapé. Papa fit une pause et attendit que je sois bien installé avant de raconter cette effroyable histoire.

Tout avait commencé dans les années deux mille dix. Les astrophysiciens de l'époque ne pouvaient que constater les dégâts écologiques, climatiques et sanitaires que leurs aînés avaient provoqués, leur laissant une terre désolée, meurtrie et au bord de l'agonie. La Terre était devenu une planète dangereuse, hostile et inhospitalière. Entre la pollution atmosphérique qui faisait de gros dégâts sur la population, les maladies contagieuses qui se développaient, les grands cataclysmes planétaires comme les tsunamis, la chute d'un astéroïde ou une guerre nucléaire qui pouvait survenir dans les années à venir, les générations de l'époque devaient réagir très vite si elles ne voulaient pas assister à l'extinction de l'humanité dans un avenir proche. Je m'assis plus confortablement. Ces mots me donnèrent des frissons. Les hommes qui vivaient avant eux devaient être complètement inconscients et égoïstes pour avoir laissé une planète malade comme seul héritage à leurs enfants.

Pour les scientifiques, la seule solution que les humains avaient de s'en sortir, était de coloniser l'espace ou de trouver une autre planète pour s'installer. A cette époque, la Terre était très fragile, l'économie vacillait et le climat était bouleversé. La nature mourrait petit à petit, la plupart des espèces d'animaux qui y vivaient encore avaient presque entièrement disparu tandis que les nations les plus riches considéraient la sauvegarde de la nature comme du gaspillage parce que ça ne leur rapportait pas d'argent. Heinon poussa un sifflement de dégoût.

- Quelle bande de Granthal ! Si j'avais eu ces gens-là en face de moi je leur aurais fait avaler leurs Branioks ! Dit-il.

Papa nous expliqua la situation politique à cette époque. Tous les chefs des gouvernements du monde s'étaient unis pour former un seul gouvernement politique, une seule et même alliance sous un seul drapeau sous prétexte que la Terre sombrait dans le chaos et qu'il fallait revoir entièrement notre façon de vivre, d'agir et de penser pour que l'humanité survive. Ce fut à ce moment-là que l'Union des Nations fut fondée. Elle comportait quatre partis. Les Conseillers, les Administrateurs, les Gouverneurs et les Dignitaires. Les Conseillers étaient les plus nombreux. Il y en avait un par quartier. Ils étaient en charge de gérer la population et recevaient leurs ordres directement des Administrateurs. Il y avait un administrateur par atoll. Les administrateurs géraient la milice, chargée de faire respecter la loi, et transmettaient aux Conseillers, les ordres qu'ils recevaient des Gouverneurs. Il y avait des centaines de Gouverneurs. C'est eux qui coordonnaient le travail des administrateurs, surveillaient la presse et les médias, transmettaient les ordres qui venaient directement des Dignitaires. Il n'y avait que cinq Dignitaires et c'était de leurs décisions que dépendait le sort de l'humanité toute entière. Au début il y avait eu plusieurs révolutions et il avait fallu attendre une dizaine d'années avant qu'un homme du pouvoir, le fils aîné d'un Dignitaire, ne consacre toute sa fortune personnelle au projet Darwin, le fameux projet qui nous sauva tous, mais le prix à payer était à la hauteur du projet. Toutes nos libertés étaient sous contrôle, les lois étaient devenues dures et les sanctions brutales et immédiates. Le langage avait été entièrement réformé. Les langues comme le français, l'anglais, le russe, le polonais, l'espagnol ou le chinois avaient disparu en quelques années. On ne parlait plus que le francadien, l'arocillien, le montasique, hispalien et l'améranglais, les cinq langues officielles des Terriens qui étaient celles qu'on nous enseignait encore à l'école. Des centaines de millions de personnes avaient été réquisitionnés pour travailler dans le cadre du projet Darwin, mais ce que les habitants de la Terre ignoraient mais que le gouvernement savait, c'était qu'un groupe d'astronomes avait découvert une planète habitable, semblable à la Terre dans un système planétaire situé à une centaine d'années lumière de notre planète. Au départ, les scientifiques avaient voulu annoncer cette bonne nouvelle au monde entier mais au moment même où cette information était arrivée aux oreilles des Dignitaires, ils passèrent cette nouvelle sous silence et personne à part quelques Gouverneurs n'avaient été mis au courant.
Je trouvai cette histoire invraisemblable. Cacher une nouvelle aussi importante à l'humanité était vraiment cruel. Mais le pire était à venir. Afin de faire taire les rumeurs et éviter les rebellions, les Dignitaires avaient ordonné aux Gouverneurs de développer un projet de colonisation spatiale afin de ne pas attirer l'attention sur leur projet de construire un vaisseau pour quitter la Terre et coloniser une autre planète qu'ils avaient découverte. Pendant des années, des hommes furent envoyés dans l'espace à bord de gigantesques vaisseaux spatiaux pour travailler à la construction des colonies spatiales que nous connaissions aujourd'hui. Pendant que les premières colonies spatiales étaient inaugurées aux quatre coins de la galaxie, servant de lieu d'exil pour les Administrateurs ou les Conseillers soupçonneux dont le gouvernement voulait se débarrasser, un grand vaisseau spatial avait été construit. Il mesurait près de huit cent mètres de long et pouvait transporter cinquante mille passagers et un milliers de membres d'équipage. Bien entendu, la construction de ce vaisseau était passée inaperçue car à cette époque l'homme voyageait déjà dans l'espace depuis des dizaines d'années. Construire des vaisseaux spatiaux de transport n'avait plus rien d'extraordinaire. Pourtant, ceux qui participaient à leur fabrication n'avaient jamais la possibilité d'y voyager car ils étaient soit trop pauvres soit trop malades pour avoir la chance de les utiliser.
Quand j'entendis ces mots, j'eus un pincement au c½ur. Je me dis au plus profond de moi que je n'aurais jamais voulu vivre à ce moment-là. Beaucoup de gens avaient du terriblement souffrir.

- Mais c'est injuste ! Clama Heinon avant de lâcher un éternuement qui me fit sursauter.

Papa poussa un soupir en laissant retomber ses bras. Il lui expliqua que c'était une époque sombre où même la vie avait un coût et où le malheur des uns faisaient le bonheur des autres.
Il en revint à la Guerre de Magellan. Les passagers du vaisseau qui devait partir pour la planète mystérieuse étaient majoritairement des enfants car dans l'espace, l'organisme des enfants supportait mieux les voyages de plusieurs années en caissons cryogéniques que celui des adultes. Pour ce voyage très spécial, les passagers avaient été choisis d'avance. C'était, dans la quasi totalité, des enfants de hauts fonctionnaires du gouvernement, des fils de Conseillers, des enfants d'Administrateurs, des enfants de Gouverneurs ou simplement des fils et des filles de milliardaires qui connaissaient tel ou tel Dignitaire. Il y avait même des clones de dirigeants politiques ou de haut gradés militaires à son bord. Des enfants de tous les atolls, de toutes races mais uniquement des enfants de l'élite terrienne. Parmi eux on ne trouvait aucun enfant d'un milieu modeste, aucun descendant de ceux qui avaient construit le vaisseau dans lequel ils allaient échapper aux grands cataclysmes, aucun enfant des cités de Galiléo, de Descartes ou de Saint-Exupéry. Seuls les enfants les plus prestigieux avaient été choisis pour le grand voyage secret. Des militaires avaient également été désignés pour participer à ce grand voyage et veiller sur la sécurité des précieux passagers. Là encore, seuls les militaires les plus haut placés furent choisis. Avant le décollage, et pour que le projet passe encore davantage inaperçu, mais aussi pour s'assurer de sa fiabilité et éviter les incidents, le gouvernement organisa un long voyage vers les confins de la galaxie en prétextant la construction de la plus grande colonie spatiale de l'humanité. Des centaines de milliers de personnes furent envoyées dans l'espace. Mais cette fois-ci, le gouvernement avait envoyé des ouvriers, des gens de la classe moyenne, des enfants défavorisés mais également des Conseillers et des Administrateurs qui pouvaient s'opposer au gouvernement en place. Il y avait plusieurs convois de passagers qui décollaient chaque jour. Le jour du départ pour le projet secret, le vaisseau avait donc décollé dans la plus grande indifférence comme s'il s'agissait d'un vol régulier, sauf que celui-ci ne se dirigeait pas vers une colonie ou une station spatiale, mais partait pour un voyage de plusieurs années à travers le cosmos vers une planète habitable où ses jeunes passagers allaient pouvoir commencer une nouvelle vie. Tout était parti de là.

- Et que s'est-il passé ensuite ? demanda Arock.

Il s'était assis près de nous et écoutait d'une oreille attentive ce que papa était en train de raconter. Je souris. Moi aussi je mourrais d'envie de savoir ce qu'il s'était passé. Je m'imaginais que les gens qui habitaient sur les colonies s'étaient rendu compte que la vie était plus difficile que sur Terre, mais que les terriens avaient refusé de les laisser revenir et que donc ils leur avaient déclaré la guerre. Je m'imaginais aussi que sur terre, ceux qui avaient été exploités pour construire les atolls et les vaisseaux avaient le sentiment d'avoir été chassés comme des mal propres et avaient donc déclaré la guerre au gouvernement. Ou alors que les dirigeants qui avaient été envoyés sur d'autres colonies et qui étaient opposés au gouvernement avant leur départ, avaient monté des armées pour libérer la Terre de la dictature du gouvernement et que la guerre avait été déclarée comme ça, mais j'étais loin du compte. Ce que papa raconta me laissa sans voix.


Et voilà c'est tout pour aujourd'hui ^^

La suite fait froid dans le dos, je vous le garantis :p vous la découvrirez en lisant le livre ;)

C'est un premier jet, ne soyez pas trop durs, je pense qu'il va falloir que je simplifie quelques phrases et que je revois aussi le temps que j'utilise.
Pourquoi pas le transformer en tirade qui serait racontée par le père de Mathis ^^ ça serait une bonne idée qu'en pensez-vous?

J'attends vos commentaires, n'hésitez pas à me donner vos impressions! C'est très important pour moi.

# Posté le vendredi 24 octobre 2008 12:36

Modifié le vendredi 24 octobre 2008 13:57

Roman: ça piétine.

Je remercie celles et ceux qui ont bien daigné mettre un commentaire sur mes précédents articles. ça fait plaisir de voir que malgré les extraits que j'ai choisi, la majorité d'entre vous accrochent à mon histoire.
Je suis conscient qu'il faut du courage pour lire mes articles, qui sont quand même assez conséquents à chaque fois. Mais ça me fait super plaisir de savoir que certains font l'effort de les lire et même de les dévorer.

J'aimerais vous dire que j'aurais bientôt terminé mais malheureusement le roman arrivé à nouveau dans une impasse. Je n'ai plus eu beaucoup de temps pour écrire cette semaine et j'ai peur d'oublier mes bonnes idées pour la suite de l'histoire à force de repousser sans cesse l'écriture du chapitre sur lequel je travaille.

Les évènements de ces derniers jours ne m'ont pas été d'une grande aide pour avancer. Ceci, ajouté au fait d'avoir reçu trop peu de retour par rapport au nombre de personnes à qui j'ai parlé de mon blog, m'a beaucoup refroidi.

Je vous demanderais donc de bien vouloir m'aider à le faire connaître pour que je puisse recueillir plus d'avis différents... Parce que par moment je commence à douter. Si vous n'êtes pas sûr que ça intéresse les gens que vous connaissez, envoyez-leur quand même et demandez-leur de faire passer, ça m'aidera aussi et peut-être que parmi eux il y aura des amoureux de la lecture qui s'ignorent...
Si tout le monde se donnait la peine de copier-coller l'adresse de mon blog pour l'envoyer par MSN à la personne avec laquelle êtes en train de discuter en ce moment, je pourrais recueillir une vingtaine d'avis différents en moins d'une heure et peut-être même aussi récupérer de futurs lecteurs pour mon roman avant publication... Alors faites-moi plaisir, aidez-moi à faire connaître ce blog.
Si je reçois assez de commentaires pour cet article je posterai un passage intéressant dans mon prochain article. Sinon, bah je ne posterai rien et il faudra vous contenter de commentaires sommaires et très vagues sur l'avancement de mon livre...

Alors vous qui adorez lâcher des coms... faites-vous plaisir; mais n'oubliez pas de m'aider à faire connaître ce blog ;)

Je vous remercie par avance

# Posté le mercredi 22 octobre 2008 19:27

Modifié le mercredi 22 octobre 2008 19:37