Merci à ceux qui ont suivi ce blog. Prochaine étape: Terminer les deux derniers chapitres, compléter l'épilogue avant une relecture complète, une dernière correction et ensuite je contacte les maisons d'édition.
- Mais, qu'est-ce que ça veut dire ? D'où tenez-vous ces bottes ? Demanda Hermann, l'air ébété.
Mon c½ur s'embala, qu'allai-je bien pouvoir répondre ? Que je les avais trouvées dans la forêt ? Personne ne croirait ça. A peine avai-je ouvert la bouche pour dire quelque chose que j'entendis des chuchotements étranges et effrayants dans les fourrées. Ils furent suivis de bruissements furtifs, comme si quelque chose bougeait rapidement derrière. Je détournai mon regard un instant et un liquide chaud vint éclabousser ma joue. Hermann, qui se trouvait devant moi, avait disparu. Il ne restait de lui que son casque et son arme qui venaient de tomber lourdement sur le sol. Lorsque je passai ma main sur ma joue, je me rendis compte qu'elle était pleine de sang. Je voulus hurler mais j'en étais incapable. Je me tournai alors vers mon père, le souffle coupé et les yeux écarquillés. J'avais le visage à moitié recouvert de sang. Papa sursauta. Il prit ma tête entre ses mains et se mit à la recherche d'une blessure sur mon visage ensanglanté. Qu'était-il arrivé ? Où était passé Hermann ? Des regards accusateurs et remplis de questions se tournèrent vers moi.
- C'est pas moi, je n'ai rien fait, il... il était là, devant moi et... il a disparu, je vous jure, j'ai rien fait. Dis-je d'un air choqué.
Je repensai à ce que nous avait raconté Skaz. Etait-ce les mêmes créatures qui avaient attaqué son escouade lorsque nous l'avions retrouvé ? S'apercevant que je n'avais rien, papa me serra contre lui en soupirant. Un autre soldat s'approcha de nous.
- Où est Hermann ? Demanda-t-il.
« Niutah » entendis-je chuchotter. Un autre bruissement rapide se fit entendre derrière un buisson. La seconde d'après le soldat disparut derrière un talus dans un cri bref qui se transforma en gargouillis indescriptible couvert par un grognement grave et sinistre. Une immense gerbe de sang vint s'abattre au milieu du chemin, attirant l'attention des soldats qui n'avaient pas encore pris conscience de la disparition de deux de leurs équipiers.
Une autre voix grave sinistre suivie d'un bruissement rapide derrière les fougères se fit à nouveau entendre. Cette fois-ci, un soldat tomba à terre, la tête arrachée jusqu'à mi-thorax sous les yeux de Miky. Elle poussa un cri strident qui alerta toute la troupe. Les soldats furent pris de hoquets d'effroi en voyant la dépouille de leur collègue qui convulsait encore et dispersait des flots de sang autour d'elle.
Extrait du chapitre 26 - Les Gardiens
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